NON A L'EXPULSION ILLEGALE DES COMORIENS DE MAYOTTE



Monsieur le président,

En départementalisant l'île comorienne de Mayotte, la France signe l'arrêt définitif à toute négociation avec les Comores pour le retour de Mayotte dans son ensemble naturel. Cette départementalisation va augmenter considérablement le nombre de morts dans le bras de mer séparant Anjouan de Mayotte. Depuis l'instauration du visa Balladur en 1995, on dénombre plus de 6000 morts comoriens. Des comoriens désirant rejoindre leurs proches se trouvant à Mayotte. La plupart de ces victimes sont des personnes expulsées illégalement de Mayotte par l'administration française déjà et qui tentent d'y retourner au péril de leur vie.

Convaincu que la France ne fera rien pour stopper cette hécatombe,
Considérant qu'en droit international et comorien, tout comorien est chez lui à Mayotte,
Convaincu de votre attachement aux valeurs de liberté et de justice,
Convaincu de votre attachement à l'unité et l'intégrité territoriale des Comores,
Je vous demande monsieur le président de refuser d'accueillir les comoriens expulsés de Mayotte par la France. Ce geste va sûrement réduire significativement le nombre de morts entre Anjouan et Mayotte et obligera le gouvernement français à entamer des négociations honnêtes et sereines avec le Gouvernement comorien pour le retour de Mayotte dans son giron naturel comme le suggère les nations unies, l'union africaine et la ligue arabe.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président de la République des Comores, l'expression de ma plus haute considération.


Il est urgent de signer et de faire signer la PETITION : NON AUX DEPLACEMENTS FORCES DES COMORIENS DE MAYOTTE
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# Posté le dimanche 12 avril 2009 19:51

Comores : Climat tendu dans un quartier de Moroni

Comores : Climat tendu dans un quartier de Moroni

Des jeunes d'Irungudjani, un quartier de Moroni et d'autres de la ville d'Iconi, située au sud de la capitale menacent de s'affronter à tout moment.
La situation était encore tendue mercredi matin à Moroni, où des magasins appartenant à des Iconiens ont été saccagés dans la nuit du mardi. Selon, certaines informations une maison appartenant à un fils d'une personnalité importante de Moroni a été aussi incendiée durant cette même nuit par des gens venant par la mer.
Des jeunes armés de barres de fer, de bâtons et de longs couteaux ont été remarqués dans les différents coins du quartier d'Irungudjani. La gendarmerie et la police effectuent des patrouilles sans toutefois intervenir.
Tout est parti vraisemblablement d'un conflit foncier. « Les gens de Moroni qui ont leur terrain à Malouzini (un terrain situé entre les deux villes Ndlr) sont à chaque fois maltraité ou tabassés par des habitants de la ville d'Iconi et cette fois-ci nous avons décidé d'en finir avec ce conflit », nous confiait un jeune rencontré au quartier Asgaraly à Moroni, mardi après midi.


Faissoili Abdou
Malango
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# Posté le jeudi 26 mars 2009 16:02

PROJET DE REVISION CONSTITUTIONNELLE : COMMENT SORTIR DE L'IMPASSE ?

PROJET DE REVISION CONSTITUTIONNELLE : COMMENT SORTIR DE L'IMPASSE ?
Tribune libre
Lors de sa dernière allocution au peuple, le Président SAMBI a promis de prendre dans les jours qui viennent, des décisions d'une importance capitale. Même si un épais mystère entoure les intentions du chef de l'Etat, nous savons tous qu'il sera encore question du projet de révision de la constitution. Depuis des mois, l'intention clairement affichée du Rais de prolonger son mandat d'une année supplémentaire a cristallisé les esprits et contribué à polluer une vie politique déjà insalubre. Après un long et stérile bras de fer avec ses opposants, l'Ayatollah semble aujourd'hui revenir à de meilleurs sentiments. A t-il vraiment pris la mesure de la situation et des conséquences de son entêtement à imposer l'inacceptable ? En définitive, que compte t-il annoncer aux comoriens pour gagner leur confiance ?
Je suis loin d'être un partisan et défenseur de SAMBI car, je reste persuadé qu'il a trahi l'idéal républicain. Après plus de 2 années de mandat, il n'a tenu aucune des promesses émises lors de sa campagne. Toutefois, n'en déplaise aux uns et aux autres, il conviendrait de reconnaître que la révision de notre constitution s'impose aujourd'hui, comme une priorité. En effet, les multiples sondages d'opinion attestent que les comoriens admettent dans leur immense majorité que l'architecture constitutionnelle actuelle n'est plus adaptée aux circonstances du moment.
Pourquoi doit-on donc attendre encore 5 ou 10 ans avant de la modifier tout en sachant qu'elle contribue chaque jour à nous enfoncer économiquement et à semer la discorde entre les exécutifs insulaires et le gouvernement de l'Union ? Ceux qui l'auraient par hasard oublié doivent se rappeler que le pays est à l'agonie et qu'il faut très vite réagir. Ceux qui s'accrochent comme des sangsues à leurs petits privilèges, doivent enfin songer à l'intérêt supérieur de la nation et à la misère dans laquelle des milliers de nos concitoyens sont plongés depuis des années. Qu'on se le dise ! Le problème relatif à la modification de la constitution ne doit pas être l'apanage de quelques intellectuels ou politicards de bas étage et encore moins, de celui de SAMBI et de son opposition. S'agissant de la loi fondamentale, celle qui fixe les règles de base de notre société, le petit peuple et la société civile doivent avoir leur mot à dire. Oui, la constitution doit être changée maintenant.
Soutenir le projet de révision ne signifie en aucun cas, accorder un blanc-seing à SAMBI. Avant toute chose, l'ayatollah doit définitivement, abandonner l'idée saugrenue et hasardeuse de rester au pouvoir au delà de son mandat. Nous savons tous que ses amis DOSSAR, JAFFAR et les autres profiteurs du système, meurent d'envie de rempiler mais, cette aventure aurait des conséquences incommensurables. Par ailleurs, il faudra écarter de la révision, le droit qui pourrait être accordé au Président de l'Union de dissoudre unilatéralement, l'assemblée. Cette mesure nous semble dangereuse à bien des égards. L'histoire récente nous a démontré que les mauvaises relations entre le Président et l'assemblée peuvent être source d'instabilité et de blocage institutionnels. Par ailleurs, même si nous approuvons la suppression des postes de présidents des îles et des lourdes structures qui l'entourent, il est nécessaire de promouvoir un juste équilibre entre les pouvoirs exécutif et législatif qui tiennent leur légitimité du suffrage universel. Par contre, forte de cette légitimité et de son droit constitutionnel de contrôler l'action du gouvernement, l'assemblée serait parfaitement en droit de le censurer. Cette dernière mesure va donc dans le bon sens.
Pour ce qui est du calendrier destinée à harmonier les dates des élections, il serait hautement souhaitable de rassembler autant que cela paraîtra possible, les scrutins afin de réduire les coûts. Il ne faudra pas perdre de vue que la seule élection partielle d'Anjouan a coûté la bagatelle somme de 300 millions de nos francs.
Le poste de Président de l'île devant être supprimé, aucune élection ne sera organisée pour les remplacer. Des dispositions transitoires pourraient être ainsi prises pour assurer le fonctionnement régulier des institutions dans l'île concernée. Une autorité provisoire désignée par le Président de l'Union sur proposition du Président de l'Assemblée pourrait assurer la transition.
N'en déplaise encore à ceux qui s'accrochent à leurs petits privilèges et qui souhaitent devenir califes, l'idée de remplacer les présidents des îles par des gouverneurs ou des commissaires désignés, nous semble opportune. Toutefois, pour éviter les abus, il conviendrait de placer des garde-fous. La désignation de ces hauts fonctionnaires ne devrait donc pas être exclusivement confiée au Chef de l'Etat. L'avis du président de l'assemblée nationale ainsi que le contrôle de légalité de celui de la cour constitutionnelle nous paraissent donc indispensables.
Afin d'éviter à notre pays de sombrer dans un chaos dont il ne se relèverait jamais, nous membres de la société civile, exhortons vivement les autorités de l'Union et l'opposition à laisser leurs querelles intestines au vestiaire et de placer l'intérêt supérieur de la nation au-delà de toute considération partisane. Oui, la révision constitutionnelle doit être réalisée rapidement mais, elle doit être précédée d'un large consensus national. Avec sa superstructure, notre pays qui consacre plus de 80% de ses maigres ressources au budget de fonctionnement de sa lourde machine administrative, n'a aucune chance d'atteindre un jour, un niveau normal de développement. Enfin, la paix sociale ne pourra être garantie sans un engagement solennel du Président SAMBI de respecter la légalité constitutionnelle en acceptant de quitter le pouvoir à l'issue du mandat qui lui a été confié par le peuple. L'exercice pacifique de la démocratie dans un climat serein et apaisé est donc à ce prix. Dans le cas contraire, le Rais assumera seul, la responsabilité d'une grave révolte populaire aux conséquences imprévisibles mais certainement, violentes. Que dieu préserve notre nation d'une telle issue !


KASSIM ALI SAID
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# Posté le jeudi 26 mars 2009 16:00

COMMUNIQUE CONJOINT À L'ISSUE DE LA VISITE OFFICIELLE DE S. E. Mr Jakaya Mrisho KIKWETE, Président de la République Unie de Tanzanie, en Union des Comores

COMMUNIQUE CONJOINT À L'ISSUE DE LA VISITE OFFICIELLE DE S. E. Mr Jakaya Mrisho KIKWETE, Président de la République Unie de Tanzanie, en Union des Comores

1- A l'invitation de S. E. Mr Ahmed Abdallah Mohamed SAMBI, S. E. Mr Jakaya Mrisho KIKWETE, a effectué une visite officielle en Union des Comores du 24 au 26 mars 2009, pour participer aux célébrations marquant le premier anniversaire de la libération de l'île d'Anjouan.
2 - S. E. Mr Jakaya Mrisho KIKWETE est accompagné de son épouse, S. E. Mme Salma KIKWETE, Première Dame de la République Unie de Tanzanie, de l'Honorable Bernard Kamilius MEMBE, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale, de l'Honorable Dr Hussein Ali MWINYI, Ministre de la Défense et du Service National, de l'Honorable Mwinyihadji MAKAME, Ministre d'Etat à la Présidence (Finances et Affaires Economiques) du Gouvernement révolutionnaire de Zanzibar et d'autres Hautes Personnalités gouvernementales.
3 - A son arrivée à l'Aéroport International Prince Saïd Ibrahim, S. E. Mr Jakaya Mrisho KIKWETE et son épouse la Première Dame Salma KIKWETE, ont été salués par son Hôte, S. E. Mr Ahmed Abdallah Mohamed SAMBI, son Epouse, Mme Hadjir A. A. Mohamed SAMBI, Première Dame, les Vice-présidents M. Idi NADHOIM et M. Ikililou DHOININE, le Général Salimou Mohamed AMIRI, Chef d'Etat Major de l'Armée Nationale de Développement, et plusieurs Hautes Personnalités gouvernementales.
4 - Le 24 mars 2009, les deux Présidents ont eu des entretiens officiels à Beit Salam. Les discussions ont porté sur les questions d'intérêt commun, bilatéral régional et international.
5 - Sur le plan bilatéral, les deux Chefs d'Etat ont souligné les relations de fraternité historique qui existent si heureusement entre les deux pays, et ont réaffirmé leur ferme volonté de les renforcer et de les consolider pour l'intérêt des deux pays et des deux peuples.
6 - À cet effet, ils ont évoqué le besoin de favoriser la coopération économique et d'augmenter le flux commercial entre les deux pays. Ils ont encouragé le secteur privé des deux pays à intensifier les contacts de manière à pouvoir jouer leur rôle de catalyseurs dans la réalisation de cet objectif.
7 - Les deux Présidents ont appelé au renforcement nécessaire de leur coopération dans des domaines variés, notamment l'éducation, la santé, l'Agriculture, la Communication et l'immigration. A cet effet le Gouvernement de la République Unie de Tanzanie va ouvrir bientôt un Consulat à Moroni. Par ailleurs, un accord général de coopération a été signé par les Ministres des Affaires Etrangères des deux pays.
8 - En outre, les deux Présidents ont décidé de créer une Commission mixte permanente entre les deux pays.
9 - En ce qui concerne les questions régionales, les deux Chefs d'Etat ont émis le souhait de continuer les concertations pour soutenir l'Union Africaine. Dans ce même ordre d'idée, S. E. Mr Jakaya Mrisho KIKWETE a réitéré son appréciation au Président M. Ahmed Abdallah Mohamed SAMBI pour l'excellente coopération dont il lui a fait montre durant son mandat à la Présidence de l'Union Africaine.
10 - Sur le Plan international, les deux Présidents ont abordé la grave crise financière dont les effets commencent à se faire sentir dans plusieurs pays y compris Africains. Ils ont manifesté leur crainte que la crise peut inverser la tendance de la croissance atteinte par des pays africains durant la dernière décennie. A cet effet, ils expriment le v½u que la situation des pays africains sera débattue à l'ordre du jour du Sommet des G20.
11 - Le 24 mars 2009, S. E. Mr Jakaya Mrisho KIKWETE et son Hôte ont pris part à un grand rassemblement populaire au palais du Peuple et visité la banque Exim-Bank et le Centre national de Documentation et de Recherche Scientifique (CNDRS). S. E. Mr Jakaya Mrisho KIKWETE a conseillé aux Comoriens en particulier les leaders politiques de se concerter et d'engager un dialogue sur les questions d'intérêt national. Il s'est ensuite entretenu avec la Communauté tanzanienne résidant aux Comores.
12 - Le 25 mars 2009, les deux Chefs d'Etat se sont rendus à Anjouan où ils ont pris part à la cérémonie militaire marquant le Premier Anniversaire de la Libération de cette île. Durant cette cérémonie, S. E. Mr AHMED ABDALLAH MOHAMED SAMBI a élevé S. E. le Président Jakaya Mrisho KIKWETE à la Dignité de Grand Croix de l'Ordre du Croissant Vert des Comores. Il a ensuite élevé au grade de Chevalier de l'ordre du Croissant vert des Comores, l'Honorable Bernard Kamillius MEMBE et le Général Davis Adolf MWAMUNYANGE, Chef des Forces Armées tanzaniennes, au rang d'Officier de l'ordre du Croissant Vert des Comores. Les deux Chefs d'Etat ont procédé à l'inauguration de la Banque Exim-Bank à Mutsamudu à Anjouan.
13 - Le 26 mars 2009, les deux Chefs d'Etat se sont rendus à Mohéli où ils se sont adressés à la population à la place de la Réconciliation Nationale à Fomboni avec animation et fête.
14 - Au terme de sa visite aux Comores, S. E. Mr Jakaya Mrisho KIKWETE a exprimé sa gratitude à S. E. Mr Ahmed Abdallah Mohamed SAMBI, Président de l'Union des Comores, au Gouvernement et au Peuple comoriens, pour l'accueil chaleureux, fraternel et l'hospitalité qui lui a été réservés avec sa délégation lors de cette visite.

Fait à Moroni, le vingt six mars deux mil neuf.
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# Posté le jeudi 26 mars 2009 15:58

Anjouan malade de ses hommes politiques

Anjouan malade de ses hommes politiques
Histoire d'un règlement de compte
Dans cette chronique sur les bizarreries du comportement des hommes politique à Anjouan quand ils ont le pouvoir (voir ici), nous relatons cette histoire. Celle d'un comportement qui peut paraître singulier, celle de certaines pratiques d'un autre âge que l'on croyait révolu, mais qui existent encore aux Comores, surtout à Anjouan et entre anjouanais. Un acharnement de la part de tous les pouvoirs qui se sont succédés à Anjouan, du Dictateur Mohamed Bacar à la date d'aujourd'hui. Bien qu'il y ait quelques changements après le renversement de Mohamed Bacar, « le sauveur Sambi » qui vient de célébrer hier 25 mars 2009 le premier anniversaire de la « libération d'Anjouan » n'a pas réussi à renverser la tendance.
C'est l'histoire d'un bateau nommé le MASHUWA EXPRESS. Ce bateau connu par sa qualité, sa propreté, sa modernité et sa fiabilité font de lui le 1er bateau qui répond au mieux, aux normes de sécurité dans notre pays. Equipé de deux moteurs MAN de 800 chevaux chacun, l'un neuf et l'autre entièrement révisé, le bateau a voulu effectuer son 1er voyage à Anjouan. C'était sans compter avec la vicissitude du comportement des politiciens anjouanais vis-à-vis de ceux qu'ils considèrent comme ne rentrant pas dans les rangs. Sur ordre d'un haut fonctionnaire du ministère des transports de l'Union, la capitainerie du port de Moroni a interdit le départ du bateau pour Anjouan la semaine dernière, arguant qu'il n'est pas aux normes. Or selon le propriétaire du bateau, celui-ci ne souffre « d'aucune anomalie et tous les documents sont en règle ». Le propriétaire veut pour preuve que « le bateau a été affrété l'été dernier par l'agence de voyage Tropics Tours & Travel pour transporter des officiels comoriens vers un bateau de guerre indien qui mouillait au large de Moroni, sans oublier la participation active du bateau dans des opérations de guerre à Anjouan ».
L'histoire tumultueuse de ce bateau nommé le MASHUWWA EXPRESS ne commence pas là. Selon nos informations, le bateau a failli être affrété par le FNJ (front national pour la justice) pour l'organisation du congrès annuel de ce parti dit « proche du pouvoir » [le président Sambi fut membre fondateur de ce parti crée en 1990. ndlr] qui était prévu à Anjouan l'été dernier. Le Directeur de Comores Hydrocarbure avait refusé de vendre du gasoil qui selon lui, «serait mis dans les cuves du bateau de l'opposant Antoy Abdou qui nous a mis des bâtons dans les roues durant les élections présidentielles d'Anjouan».
De son coté, le gouvernement d'Anjouan avait refusé de donner les autorisations nécessaires pour l'organisation du congrès du FNJ dans l'île. Finalement le FNJ a dû annuler, à la dernière minute, son congrès à Anjouan pour l'organiser à la Grande Comore.
Rappelons qu'Antoy Abdou était l'ancien secrétaire général du gouvernement de l'Union, limogé peu avant les élections d'Anjouan « pour avoir choisi de soutenir Mohamed Djaanfari » contre l'avis du président Sambi qui a soutenu Moussa Toybou. Ce limogeage marque un début d'un « règlement de compte » affiché contre l'ancien collaborateur de Sambi.
En remontant plus loin, on se rappellera que ce bateau a participé activement à préparer le débarquement à Anjouan. D'ailleurs son propriétaire a failli le perdre à Mohéli après une mission à Anjouan lorsque le bateau transportait les militaires des forces des pays amis qui se préparaient pour débarquer à Anjouan. Après cet incident jusqu'à maintenant, le propriétaire du bateau cherche à être indemnisé au moins pour les dégâts subis par le bateau et les dépenses engendrés qui s'élèvent à environs 7 500 000 francs comoriens soit plus de 15 000 euros, mais sans succès.
A l'époque du Dictateur Mohamed Bacar, le bateau ne pouvait pas du tout aller à Anjouan. Ce dernier et son ministre de l'intérieur s'étaient jurés de le saisir dès son arrivée à Anjouan. Plus de 10 années durant, ce bateau n'a pas pu prendre la place qu'il mérite pour servir le pays et les citoyens, malgré la demande pressante de toutes les personnes qui vont et viennent entre nos îles et qui aspirent à un moyen de transport fiable, rapide et reposant comme l'est le bateau MASHUWA EXPRESS.
Bien que le gérant de ce Bateau ne souhaite pas que nous rentrons dans les détails, on se rend bien compte ici que les politiciens anjouanais ne reculent pas devant tous les moyens même les plus ridicules et même si cela nuira à la population, pour barrer la route à leurs adversaires politiques.
Plusieurs personnes proches du pouvoir chercheraient à saboter le MASHUWA EXPRESS qui reste le seul bateau le plus performant.
Il est temps que les anjouanais se réconcilient entre eux. Il est temps qu'ils oublient la haine qui fatalement aura des conséquences désastreuses pour eux-mêmes, pour les générations à venir et pour Anjouan. Ceux qui ne veulent pas oublier la parenthèse « Ali Soilihi » qui, au contraire, étaient eux même les bourreaux, ceux qui ont servi la cause séparatiste et qui ont participé aux exactions sur ceux qui étaient contre le séparatisme, ceux qui ont profité de 10 années d'instabilité à Anjouan pour s'enrichir, en voulant se venger aujourd'hui, profitant de leur présence au pouvoir, sont en train de semer la haine entre les anjouanais. Ils doivent savoir que celui qui sème la haine ne récoltera que ce qu'il a semé. Anjouan est pour tous les comoriens et donc pour tous les anjouanais...


Comores4.skyrock.com

# Posté le jeudi 26 mars 2009 15:56